Sous le Haut Patronage de son Excellence le Président de la République Abdelaziz BOUTEFLIKA
Avec le soutien de Monsieur le Wali de la Wilaya d’Oran

Théâtre Régional d’Oran « Abdelkader Alloula » colloque national sur le thème : «L’oeuvre mammerienne revisitée à l’aune du 7ème art», les 13 et 14 Mai 2017

Partenaires de la manifestation :

- Wilaya d’Oran

-Le Laboratoire de création d’outils pédagogiques en langues étrangères (LOAPL). Faculté des Langues étrangères de l’université Oran 2 «Mohamed Ben Ahmed».

- L’Association NUMEDIA d’oran

Problématique :

L’histoire des rapports entre littérature et cinéma est en fait une longue suite de querelles et de malentendus. On demande au film d’être scrupuleusement « fidèle » à l’oeuvre dont il s’inspire alors que le passage d’un langage à l’autre s’accompagne nécessairement d’une transformation, fruit de la rencontre profonde de deux créateurs, accordés l’un à l’autre par de subtiles affinités et néanmoins libres. MAMMERI, interrogé à propos de son roman adapté à l’écran par Ahmed Rachedi le disait : « Je n’attends pas une translation fidèle, les choses ne pouvant se dire que différemment au cinéma. Rachedi a suivi très fidèlement le roman. Il n’en faisait pas bien sur un compte-rendu, mais un film ».

L’approche transdisciplinaire entre les deux domaines de création, tout en nous incitant à relire, revoir et repenser textes et films, pose des problèmes d’articulation. On a trop souvent tendance à penser les deux arts séparément, ou bien sous l’angle, bien et mal connu, de l’adaptation cinématographique. Ainsi, dans les deux cas, on s’empêche de comprendre les interactions entre les deux oeuvres de création. On s’empêche notamment de comprendre que pour un artiste ou pour un usager (lecteur ou spectateur), la séparation des deux domaines n’a pas forcément d’importance. Un texte porté à l’écran cesse d’appartenir à la littérature : les dialogues d’un livre prononcés dans un film changent d’espèce (au sens fort du terme) pour s’incorporer au langage cinématographique. Parce que les mots sont performés par un acteur,
ils entrent en relation avec les autres composantes du langage filmique (décor, cadrage, découpage, mouvements d’appareils). Dans l’autre sens, le ou les films qui inspirent un texte littéraire cessent d’appartenir au cinéma.

En décrivant les processus de cette façon, on voit bien que l’examen des ressemblances et des différences entre un livre et un film est un exercice limitant. Ecrivains et cinéastes ou romanciers devenus réalisateurs, en savent quelque chose. De Cocteau à Duras en passant par Malraux et Robbe-Grillet, de Flaubert à Chabrol, de Simenon à Pagnol en passant par Victor Hugo, Balzac, Stendhal, de Kurosawa à Welles en passant par Shakespeare et Dostoïevski, la rencontre des écritures a fait du siècle précédent un siècle d’inspiration intarissable avec pour conséquence, des oeuvres inoubliables tels, Le Guepard, Le salaire de la peur, Au nom de la
rose, Les misérables… entre autres. Une culture purement audiovisuelle s’avère aujourd’hui insuffisante pour qui veut pratiquer le transfert sémiotique. La lecture approfondie des oeuvres littéraires est une des tâches primordiales du metteur en scène désireux de se mettre derrière la caméra. Encore faut-il que cette lecture se fasse avec intelligence et minutie.

Qu’en est-il en Algérie des oeuvres textuelles adaptées à l’écran ? Première réponse: elles sont rares. El Hariq, feuilleton télévisé de Mustapha Badie à partir de la trilogie de Mohamed Dib, Le Vent du Sud de Benhadouga, adapté par Slim Riad, l’Opium et le bâton et La colline oubliée, de Mammeri adaptés à l’écran respectivement par A. Rachedi et A.Bbouguermouh, Morituri, Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra, portés à l’écran par Touita Okacha et Alexandre Arkadi, constituent des exceptions. Peut-être est-il temps de faire table rase des clichés tenaces concernant les rapports entre littérature et cinéma ? Peut-être est-il nécessaire d’abolir la frontière entre les Arts ? Ce geste fort peut avoir pour conséquence de défaire les approches trop spécialisées de la littérature ou du cinéma, en favorisant les rencontres et les métissages.
Ce colloque, en hommage à Mouloud Mammeri, s’inscrivent précisément dans cette perspective de réflexion.

Axes retenus :

Axe 1 : Entre littérature et cinéma, quels rapports? Quelles interactions ? Quelles affinités électives ?

Axe 2 : Es-t-il possible de délimiter les frontières entre les deux genres, les deux univers et de parler d’échanges et de complémentarité ?

Axe 3 : Considérer l’adaptation comme un sous produit d’un roman, n’est-ce pas un abus de langage ?

Axe 4 : L’adaptation cinématographique : fidélité ou trahison ? Ressemblance ou différence ?

Axe 5 : Le meilleur transfert sémiotique n’est-il pas celui qui s’écarte le plus du texte ?

Axe 6 : Quand peut-on parler d’adaptation réussie ?

Axe 7 : L’expérience algérienne dans le domaine de l’adaptation

Axe 8 : Lecture critique de l’Opium et le bâton

Axe 9 : Lecture critique de La colline oubliée

Modalités de soumission des propositions de Communication :

Les propositions de contributions (300 à 500 mots maximum), accompagnées d’une bibliographie succincte, doivent parvenir avant le dimanche 30 Avril. Elles doivent permettre d’apprécier la problématique de la recherche de l’intervenant et ses modalités de mise en oeuvre. Une fois acceptées, elles prendront la forme de communications orales de 15 minutes afin de permettre un échange de points de vue avec les participants. Toutes les propositions de communication devront être adressées par voie électronique en format Word (Cf le formulaire de participation ci-dessous) à l’adresse: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

-Date limite d’envoi des propositions: 30 Avril 2017.

-Décision après expertise par le comité scientifique du centenaire: Mardi 02 Mai 2017.

Le programme du colloque parviendra aux intéressés ayant formulé une demande, dès l’expertise terminée.

Comité d’organisation des journées d’études

- Si El Hachemi ASSAD, Secrétaire Général du HCA

- Abdenour HADJ-SAID, Directeur de la Promotion Culturelle, HCA

- Tahar BOUKHENOUFA, Traducteur- Interprète, HCA

- Mohamed BENSALAH, universitaire .Oran

- El Houari BESSAI, universitaire. Saida

- Fatma Zohra CCHIALI-LALAOUI. Oran

- Hanane EL BACHIR.Oran

- Abdelkader SAYAD.Oran

- Dalila BELKACEM .Oran

Adresse
19, Avenue Mustapha El Ouali (Ex. Claude Debussy)
Alger, Algérie.
Tél.
023.49.06.99 / 023.49.06.96
Fax
023.49.06.84
Site Web
www.hca-dz.org
E-mail
contact[at]hca-dz.org

Conception et Hébergement : kdconcept